Allez hop une petite histoire concoctée par mes soins ca va vous requinquer mes cocos !!
Les amateurs reconnaitront le style de monseigneur Frédéric Dard, je l'avoue j'ai énomément pompé dans ses romans de san-antonio...
Mais si vous saviez le plaisir que ca procure d'écrire et de se relire à la fin en se disant qu'on s'est pas trop mal démmerdé !! Bon allez let's go et bonne lecture.
"- Oh dugland!! encore en train de penser a une fumelle?? arrete de bander de l'esprit et pose tes cartes, c'est a toi de jouer!"
Je m'arrete de méditer pour regarder Jean Aimar, mon pote de toujours, d'un oeil mauvais.
- Fous moi la paix, bougre d'imbécile tu vois pas que je suis concentré?
- Justement, on jouit aux cartes pour des cons pressés, alors il serait temps que tu commencâsses à arrêter de me parler sur ce temps et que tu te magnes le train de poser ces foutues cartes.
Il est mignon le gravos mais des fois il me court légèrement sur le haricot. Sachant cependant par expérience qu'il vaut mieux pas le titiller trop longtemps, je pose mon jeu et retourne à mes moutons. Mais j'y pense, vous savez meme pas ce qu'on fout la vous autres, trébuchants lecteurs, fiers porte-drapeaux de la littérature francaise. Voila donc un maigre résumé de l'histoire qui nous a fait atterrir ici avec vous.
On était à Dijon et, à défaut d'être dans la moutarde, on était dans la merde. L'abominable s'était fait virer de la casba par sa grosse because elle l'avait trouvé en plein exercice physique avec la voisine. Le pauvre vieux a à peine eu le temps de rembobiner le zig que la furie lui avait deja préparé la valise avec tous ses fringues. L'enflure a sauté dans un taxi et s'est pointé chez moi alors que je rentrais de voyage chez mes cousins. Bon camarade, je lui ai proposé de l'accompagner dans sa quete de la liberté. On a donc sauté dans le premier train venu et on a atterri à Dijon. A peine sorti du train sa monstruosité me sort qu'il a une soif comme si il avait pas bu. On rentre donc dans le premier bistrot qu'on trouve, "chez pas ce qui vous faut". Accoudé au comptoir, le roi des naves 1er du nom, le pote Aimar, me fait savoir qu'il a un jeu de cartes et me demande si je suis parti (certainement a t il voulu savoir si j'étais partant). Je lui réponds que oui et nous voici retombés comme au début de l'histoire, c'est pas magnifique? Je profite de ce que ca soit au tour du betiot pour observer l'environnement qui nous entoure et dont nous sommes le centre. C'est dans ces moments la que l'on prend vraiment conscience de la misère humaine. Une bande de poivreaux invétérés et invertébrés dorment a poing fermé autour d'une bouteille, la tete reposant sur la table ou sur la tete des autres. Ils ronflent tous excepté un qui menace de s'étouffer avec sa bave. A la table d'a coté se trouve un vieillard portant une robe blanche. On s'attendrait presque a le voir lever les bras et écarter le contenu de son verre pour ouvrir un chemin aux arraignées présentes sur la table. Un sourire permanent écarte les rides de son visage, laissant apercevoir son dentier en bois traité. Au comptoir deux personnes biberonnent la bouteille de whisky en matant avec ferveur la poussière sur la télé. Après examen approfondi je remarque que l'on peut apercevoir des chevaux a travers. Ils regardent donc les courses hippiques et épiques. Mais je suis en train de vous perdre dans le dédales de mon esprit, retournons a nos gros moutons.
Son obésité me regarde d'un oeil sournois et tente d'apercevoir mon jeu dans tous les miroirs crasseux possibles. Encore a mon tour. Je pioche trois cartes. Le gros a du voir mon sourire car il hésite en parlant.
- Euh...bon alors c'est pour aujourd'hui ou pour deux mains?
- Minute mon brave laisse faire le pro.
J'étale les cartes sur la table pour dévoiler mon magnifique carré de rois. Le gravos prend alors le meme air qu'un chien regardant son maitre en ne comprenant pas pourquoi il lui a marché sur la queue.
- Bon dieu mais c'est pas possib' ! comment ce fait-ce t il que tu gagnasses tout le temps? j'y entrave plus rien.
J'allais lui répondre qu'on nait gagnant ou pas quand un cri venant de la rue me parvint jusqu'aux esgourdes. N'écoutant que mon sang-froid je me précipite au dehors en envoyant la table et son contenu sur Jean, lequel bougonne toujours et je passe la porte du bouiboui. En face j'apercois une petite vieille qui gémit en se tenant le visage entre ses mains squelettiques.
- Ben alors maâme que se passe t il pour que vous hurlassiez comme ca?
- On vient de me voler mon sac, il contenait quelque chose de très important !
Moi, le mystère ca m'excite, alors je lui demande la direction empruntée par le voleur, meme en sachant qu'il ne la rendra pas, étant un voleur. Elle tend un bras que nimporte quel médecin jugerait cliniquement mort vers la droite.
Je me lance a corps perdu dans la rue et j'apercois un monsieur qui me parait suspect, du fait qu'il court avec un pistolet dans la main droite et un sac a mains en peau de crocodile dans la main gauche. Je mets mes pognes en porte voix et je hurle "police !!" en direction du mécréant. Y'a des fois ca marche et le mec se rend sans bronchiter mais pas lui. Il se retourne et commence a défourailler en direction de ma personne. Mezigue, ayant plus de réflexes qu'un ours endormi en plein soleil, plonge de coté, juste a temps pour entendre le sifflement caractéristique des balles passant a proximité. Je me relève et constate que le vilain prend la fuite en direction de l'aérodrome. Je prends mes jambes a mon cou, meme si c'est pas le plus pratique quand on veut aller vite, et je commence a le rattraper tout en me disant que la mémé doit bosser au FBI pour que son sac attire ainsi la convoitise d'un type pret a tirer a vue sur n'importe qui. Seulement je ne suis pas au bout de mes peines car je vois un avion touristique a 5 places commencer a décoller sur la piste. Le voleur de ces dames semble bien décidé de monter a bord. Mon cigare marchant plus vite que la moyenne, je comprends que le bonhomme a l'intérieur du zinc est complice avec mon voleur. Ayant encore 200 bons metres d'avance, celui ci a le temps de monter dans le bidule et de fermer la porte. Moi, sans tilter que l'avion allait fatalement quitter le sol, je m'accroche a une poignée qui dépasse. Quand l'action se produit, je commence a regretter les deux whiskys coca de tout a l'heure. L'avion continue de prendre de l'altitude. Le gars bibi, pourtant, il en a vu des pas mal, mais alors celle la est a marquer sur le calendrier. A l'aide de mes bras musclés, je parviens a me hisser au niveau de la lourde, seulement le hic c'est qu'elle a pas de poignée la bougre. En homme poli et bien élevé, je toque donc sur l'avion pour que quelqu'un vienne voir. La tete qu'ils ont du faire, les zig a l'intérieur, quand ils ont entendu taper au mur! Je commence vraiment a avoir mal aux bras, en plus il fait pas chaud la haut. Les arbres qu'on survole sont tout petits. Mais comme dit mon père, quand on voit les vaches comme des fourmis on a encore le temps d'ouvrir le parachute, quand on voit les vaches comme des vaches il est temps d'ouvrir le parachute, et quand on voit les fourmis comme des vaches il est trop tard pour ouvrir le parachute. J'attends donc sagement que quelqu'un daigne m'ouvrir. Soudain j'entends un bruit venant de l'intérieur et quelqu'un délourde prudemment. Je tombe alors alors nez a nez avec un canon de pistolet qui ne demande pas grand chose pour envoyer la sauce. Prompt comme l'éclair, je lache la poignée d'une main pour attraper le bout de l'arme et tirer un coup sec. Le type au bout ne devait pas etre très futé car il n'a pas l'idée de lacher la crosse. Il part donc avec dans le vide. Je l'entends hurler dans une langue qui ressemble à du russe. D'un coup de reins comme j'en ai le talent (demandez a mes lectrices tiens) je me hisse a bord de l'appareil. A l'intérieur m'attend un deuzieme larbin avec cette fois une batte de baseball qui ne tend pas vers l'amabilité car il fait partir le premier coup alors que je n'avais pas eu le temps de me redresser. J'ai juste de quoi me rebaisser un peu, mais la batte me frole le sommet du crane, m'étourdissant quelque peu au passage. Le temps de reprendre mes esprits, l'autre sauvage avait réarmé et lancait deja le deuzieme coup. Seulement il a mal calculé son coup car la batte s'accroche dans le filet a bagages. Emporté par son élan le lascar voit son épaule sortir de son orbite en produisant un sinistre craquement. J'en profite pour lui flanquer un crochet du gauche dans les dents puis un direct dans le nez qui aurait flanqué le torticolis a une centrale thermonucléaire. Gaillard le mec, il se relève et se jette sur moi, seulement le gars bibi, dans sa magnifique tete, il avait prévu le coup et je m'écarte sur la gauche. L'ahuri se retrouve alors face a face avec le vide et ne peut pas se rattraper, biscotte son épaule déboitée. Le voila qui choit lui aussi. Ca va pas etre dur de nous retrouver si on est paumés, il suffira de retrouver les maccabées quelques peu écrasés. "quel chambre je vous prie, pour monsieur bigzobe? - chambre douze, treize, quatorze et quinze. - merci". J'en profite que les voleurs de ces dames ont été faire un tour chez sait-pierre pour m'intéresser au contenu du sac que je m'efforce depuis tout a l'heure à rattraper. Le pauvre vieux a du voir la guerre de sécession vu la tronche qu'il tire. Le cuir montre des signes de faiblesses, la laniere est completement destroy elle ne tient plus que par de maigres bouts de peau de vache. Le clapoir me reste dans les mains lorsque je tire dessus. Je penche la caboche sur l'ouverture du sac et ce que j'y trouve me colle une de ces remontées de frissons dans les abbatis que je suis pas loin de me casser la gueule par la porte restée ouverte du bidule volant dans lequel je me trouve présentement. J'ai la gerbe d'un coup mais je retiens pour pas salir ma chemise pur coton made in japan. Quoi tu voudrais savoir ce que ce fameux sac contient? ben cherche mon gars, pendant ce temps je vais prendre un caoua. Eh ca va te tomber tout cuit dans le bec comme ca a chaque fois bondieu, fais travailler ce qui te sers de tete un peu. Où tu crois que je vais trouver toutes mes conneries a raconter moi? Dans mon imagination eh ouais! bon je vais pas te faire poireauter plus longtemps, je vois bien que tu commences a t'impatienter, et c'est pas bon pour la santé de s'énerver comme ca. Alors je vais tout te raconter t'inquiete pas. Bon passons aux choses sérieuses: la faim dans le monde: tu sais que la majorité de la population d'afrique creve la dalle? Et toi pendant ce temps, tu te goinfres en lisant mes palpitantes aventures, mais ou va le monde? Ca va je déconne, tu l'auras ton info exclusive de quoi t'est ce qui se cache dans le sac de la vieille. Ca va pas faire avancer le schmilblik de t'exciter comme ca vieux. Tu sais toujours pas ce que j'ai pu trouver dans ce satané sac? Ben mon pote c'était une tête! une belle tête humaine toute fraiche. Une tête d'homme, la cinquantaine je dirais, cheveux gris et touffus, les yeux révulsés sans doute par le vue de la femme a Jean, ou une autre abmination dans le genre. J'ai beau être sur le point de déposer une gerbe, je me mets a fouiller dans le sac a tête en évitant de toucher le crane. Je finis par trouver une carte avec la photo de la mémé volée avec a coté écrit en lettres d'or scintillantes et clignotantes "CIA". Ils font des trucs zarbes a la cia de nos jours. Peut etre un test, ils mettent une tête dans un sac qu'ils donnent a une vieille en lui disant de se promener dans la rue pour savoir des trucs qu'eux seuls comprennent et dont le reste du monde, les pauvres mortels, se foutent comme de leur premiere tarte aux pommes. Je m'assoie pour me remettre de mes émotions et je cherche mon portable dans la poche de mon jean. Ce bougre a pris la poudre d'escampette pendant que je jouais a cochon pendu accroché a la porte de l'avion. C'est dingue comme les portables ont le chic pour tomber au moment ou on en a le plus besoin. J'aurais bien aimé appeler la camif pour confirmer ma commande de slips a 3 euros pièce, ou pour prévenir mon pote, j'ai nommé Jean Aimar que je suis dans un tas de boue volant au dessus de je ne sais trop ou a je sais pas quelle vitesse en direction de la bas, histoire qu'il puisse me retrouver. Seulement mon téléphone s'est fait la malle.
Mais dans toute cette histoire j'allais oublier le pilote, vous croyiez quand meme pas que le zinc se pilotait tout seul comme un grand pendant que je faisais le ménage quand meme? Sur le siege du pilote donc se trouve, bizarrement, le pilote. C'est un petit homme chauve d'une soixantaine d'années qui doit etre proche de la surdité vu qu'il a meme pas remarqué que ses poteaux avaient été prendre l'air. Il gueule en russe "andreï ferme la porte bordel ca fait des appels d'air". Je me mets alors de sorte qu'il puisse me voir sans avoir a trop tourner la tete, et oui ca serait dommage de s'écraser apres tout ce que j'ai fait. Lorsqu'il me voit, son teint passe de pale a carrement blanc.
- Merde qu'est ce que vous faitez la vous?
- Mon pote vous allez vous poser sans faire d'histoire et on ira au commissariat juste apres, ok?
- Plutot crever !
Sur ces paroles on ne peut plus explicites, il appuie a fond sur le levier et l'avion se met a descendre en quasi piqué en faisant un bruit laissant penser qu'il va exploser avant meme de toucher le sol. Ni une ni deux mais bel et bien trois, j'assomme le pilote d'un coup de coude dans le cou et je prends sa place aux commandes. Seulement moi je sais pas piloter ces engins la. Mets moi au volant d'une tire ou d'une mob je te fais péter les chronos mais un avion, jamais essayé. Ayant un esprit de déduction hors du commun, j'arrive a la conclusion que si le pilote fait descendre l'avion en poussant le levier, si on le tire le zinc remontera. Je tire donc et, a force de bandage de muscles, de "gnnnn" et de "raaaah" le levier se déplace en meme temps que l'avion remonte. Je tente de faire prendre à l'avion une position permettant d'atterir en limitant la casse, meme si ce tas de feraille ne mérite pas mieux. Je vise une grande clairiere qui se présente et cherche la commande qui ralentit les moteurs. Ne la trouvant pas, je me prépare au choc de l'atterissage qui risque d'etre assez rude. Quand on touche enfin le sol, l'appareil tremble de partout et j'ai l'impression qu'il va tomber en pièces avant l'arret complet. Soudain une explosion retentit. Constatant que l'avion s'est affaissé et fait encore plus de bruits, j'en déduis que le train d'atterrissage a rendu l'ame. Je me risque a jeter un oeil par dessus le siege derriere lequel je m'étais réfugié et je vois les arbres se rapprocher dangereusement. Un grand CRACBOUM m'annonce qu'on vient de se manger la fin de la clairiere. Sous le choc je me retrouve précipité contre le siege. Un épais brouillard, un étrange bourdonnement, des étoiles, et je pars dans les vappes.
C'est une voix que je connais bien qui me réveille
- Terminus tout le monde descend ! allez gars ouvre les carreaux, voila tu me reconnais? c'est mezigue ton gros préféré. Tu m'en as deja fait des pas piquées des anes thons mais zalors celle ci l'est pas mal. M'envoyer tout la table dans le buffet pour aller t'envoler dans un tas de ferraille pareil. Heureusement que j'ai zu le présent d'esprit de regarder dans quelle direcfion que tu partais et j'ai zemprunté une tire , suis viendu la et je trouve en train de roupiller a coté d'un vioque a la gueule défoncée que sa grosse le prendra pour un représentant en produits d'embaumement.
Le temps d'écouter ce discours rassurant et me voila reparti pour un instant de relache. "